Fiche Action

Contribuer à la reconstruction de l’Etat à la sortie des conflits
- Résumé
- Enrichir et diffuser l’expérience internationale sur la construction d’une gouvernance légitime après des périodes de conflits ou de dictature
- Synthèse
- Le thème des États en faillite et de la reconstruction de l’État fait l’objet de beaucoup de discours au niveau international, (avec l’exemple notamment de l’Irak, de l’Afghanistan, ou de la Corne de l’Afrique), mais les modalités d’intervention de la communauté internationale demeurent inadaptées aux besoins réels de cette reconstruction. On le voit en particulier avec la polarisation des efforts internationaux sur l’organisation d’élections « libres », comme si ces élections, menées sous la pression, garantissaient la légitimité des autorités qui sortiraient des urnes.
Pour répondre à cet enjeu de construction d’une gouvernance légitime après des périodes de conflits ou de dictature la fondation à appuyer dès 2003 l’élaboration d’un recueil aussi développé que possible d’expériences et la construction à partir d’elles d’une « grille de lecture » qui puisse être un guide pour l’action.
Modus Operandi alimente aujourd’hui cette grille autour des questions de légitimité, de la relation Etat/société et de la responsabilité sociale des entreprises dans les processus de transition, la met en débat au sein des réseau universitaires, institutionnels et ONGs et développe des formations dans le monde anglophone et francophone. - Voir l'historique
- Dans les années 90, la fondation a animé en partenariat avec l’Ecole de la paix de Grenoble un programme d’appui à la construction d’un art de la paix et s’est intéressée à la question de la reconstruction : reconstruction des hommes (passage d’une culture de guerre à une culture de paix, le dépassement des traumatismes, etc..) ; reconstruction des institutions et de la gouvernance ; reconstruction de l’économie.
En 2003 le programme conçu par Jean Freyss, Richard Pétris et Pierre Calame (« Processus de transition et réforme de l’Etat ») visait à élaborer une grille d’analyses des processus politiques de transition de la guerre à la paix. Il s’agissait d’appuyer une approche empirique et comparative permettant de dégager le meilleur de l’expérience dans ce domaine pour le mettre au service de peuples confrontés à de telles situations. Après la première étape de ce travail (2004-05), l’action s’est poursuivie dans le cadre de Modus Operandi sous la direction de Claske Dijkema et Karine Gatelier. Le nombre de pays étudiés s’est réduit à l’Afrique du Sud et la Somalie, aux 5 républiques post-soviétiques d’Asie centrale et à la Bosnie-Herzégovine, où les 2 intervenantes ont acquis une expérience de terrain.
Aujourd’hui la méthodologie développée s’est affinée et les axes d’analyse se sont diversifiés ouvrant des travaux en direction des relations société-Etat, de la légitimité politique et de l’entreprise comme un acteur politique de la transition. La mise en débat de cette analyse a pris la forme de dialogues multi-acteurs dans le cadre de rencontres régionales, d’actes de colloques, de dossiers IRG et Irénées ainsi que de cours en ligne (Post-conflict Politics : State and society).




